Face à l’érosion des recettes publiques, le ministre Doudou Fwamba dégaine l’Arrêté 072, un nouvel arsenal fiscal sur l’immatriculation automobile. Entre traçabilité numérique et tarification musclée en dollars, cette réforme ambitionne de renflouer les caisses de l’État, quitte à faire vrombir de colère le portefeuille déjà exsangue des automobilistes congolais.
En ancrant les tarifs d’immatriculation au dollar (115 USD le ticket d’entrée), l’arrêté Fwamba opère une manœuvre de « sauvetage budgétaire » qui ressemble fort à un braquage légal du pouvoir d’achat. Si l’harmonisation administrative est louable pour traquer la fraude, l’impact social s’annonce brutal. Dans une économie où le franc congolais tangue, indexer des services de base sur une devise étrangère condamne la classe moyenne à l’asphyxie.
Certes, la taxation délirante des plaques personnalisées (1 500 USD le caractère) cible l’élite, mais la majoration de 50 % pour les entreprises risque de se répercuter sur les prix du transport. En voulant maximiser les recettes à tout prix, l’État transforme la circulation routière en un luxe inaccessible, risquant de paralyser la mobilité au lieu de la réguler.

Journaliste économique, je décrypte l’actualité financière et les tendances du marché. Spécialiste en communication des organisations, j’analyse leurs stratégies. Consultant, j’élabore des stratégies de communication globale percutantes pour les entreprises. Mon expertise se situe à l’intersection de l’économie, de la communication et du conseil.



