Après une légère décélération à 5,8 % en 2025, l’économie congolaise s’apprête à franchir le cap des 6 % en 2026. Entre résilience du secteur tertiaire, grands chantiers d’infrastructures et relance des industries extractives, la Banque Centrale du Congo dessine les contours d’une reprise vigoureuse malgré les restrictions passées sur le cobalt.
Le moteur économique de la République Démocratique du Congo s’apprête à changer de régime. Si l’année 2025 a marqué une pause relative avec une croissance de 5,8 %, les projections du Comité Permanent de Cadrage Macroéconomique annoncent un rebond à 6,2 % pour 2026.
Cette dynamique repose sur un rééquilibrage des forces productives. En 2025, le secteur tertiaire a volé la vedette aux mines, contribuant à hauteur de 2,7 points à la croissance, dopé par le commerce et les télécommunications. À l’inverse, le secteur primaire, freiné par des restrictions sur les exportations de cobalt, a vu sa contribution chuter de 3,0 à 2,3 points.
Le secteur secondaire, bien qu’en retrait, reste porté par une branche « Construction » robuste (+9,2 %), fruit des grands projets d’infrastructures nationaux. Pour 2026, le pari du Gouvernement repose sur une synergie retrouvée. Il s’agit de l’alliance entre le dynamisme hors-mines et une industrie extractive revigorée par une production de cuivre plus forte que prévu. Un cocktail de croissance qui promet de stabiliser durablement la trajectoire macroéconomique du pays.

Journaliste économique, je décrypte l’actualité financière et les tendances du marché. Spécialiste en communication des organisations, j’analyse leurs stratégies. Consultant, j’élabore des stratégies de communication globale percutantes pour les entreprises. Mon expertise se situe à l’intersection de l’économie, de la communication et du conseil.



