Avec un score alarmant de 7,63 points, la RDC s’impose comme le pays le plus exposé au risque de blanchiment d’argent en Afrique, selon le Basel Institute. Ce classement critique, plaçant la RDC au 3e rang mondial, met en lumière la faiblesse persistante du cadre réglementaire, des risques juridiques et politiques, et exige une action urgente pour contrer la criminalité financière.
RDC : tête de liste d’un fléau global
Le Basel anti-money-laundering Index 2025 sonne l’alarme en classant la République Démocratique du Congo parmi les nations les plus vulnérables au blanchiment d’argent. Avec un score de 7,63 points sur 10, la RDC occupe le 3e rang mondial et la première position en Afrique, devançant le Tchad et la Guinée équatoriale. Ce chiffre critique indique une exposition maximale aux crimes financiers.
Cadre réglementaire : le maillon faible
Ce classement reflète la faiblesse du pays sur des critères essentiels, notamment la qualité du cadre réglementaire de lutte contre le blanchiment d’argent (pondéré à 50 %), les risques de corruption et de fraudes, ainsi que les risques juridiques et politiques. Tandis que l’Afrique subsaharienne améliore sa moyenne (70 % des pays progressent), la RDC reste ancrée dans la catégorie à risque élevé. L’enjeu pour Kinshasa est désormais de transformer cette alerte en réformes structurelles profondes pour sortir de ce classement compromettant.

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