Le Sénégal et la Norvège ont signé un accord crucial à la COP30, ouvrant la voie à l’Article 6 de l’Accord de Paris. Cette coopération place Dakar sur la carte des financements climatiques majeurs. Avec une enveloppe norvégienne pouvant atteindre 740 millions de dollars américains, le Sénégal se dote d’un outil puissant pour mobiliser des fonds considérables et développer des projets d’énergie propre, notamment via le marché florissant des crédits carbone.
Le marché africain des crédits carbone est en pleine accélération, passant de 43 millions USD en 2020 à 143 millions en 2024, principalement grâce aux projets de cuisson propre. Dans ce contexte de croissance, l’accord Norvège-Sénégal est une étape financière décisive.
L’enveloppe annoncée de 740 millions de dollars américains de la Norvège, destinée à soutenir les actions d’atténuation dans les pays en développement, permet au Sénégal d’entrer de plain-pied dans la finance carbone structurée. L’Article 6 offre le double avantage de transférer des résultats d’atténuation et de produire des crédits carbone de haute qualité via un mécanisme de l’ONU.
L’expérience réussie du Ghana avec la Suisse (vente de crédits pour des fourneaux améliorés) montre le potentiel concret de ce dispositif. L’accord de la COP30 offre ainsi au Sénégal non seulement des fonds, mais surtout une marge stratégique pour accélérer ses projets renouvelables et renforcer son leadership climatique en Afrique de l’Ouest.

Journaliste économique, je décrypte l’actualité financière et les tendances du marché. Spécialiste en communication des organisations, j’analyse leurs stratégies. Consultant, j’élabore des stratégies de communication globale percutantes pour les entreprises. Mon expertise se situe à l’intersection de l’économie, de la communication et du conseil.



