La Guinée-Bissau franchit une étape cruciale vers la stabilité. Après une mission intense du 3 au 13 février 2026, un accord au niveau du personnel avec le FMI a été conclu. Entre croissance de 5,5% et extension du programme FEC jusqu’en décembre 2026, le pays tente de sécuriser son avenir financier malgré des vents budgétaires contraires.
Un sursaut souverain sous l’œil de Washington
L’économie bissau-guinéenne respire à nouveau. Niko Hobdari, chef de mission du FMI, a annoncé un accord au niveau du personnel pour les neuvième et dixième examens du programme FEC, ouvrant la voie au décaissement de 3,3 millions de dollars. Malgré un changement de gouvernement en novembre 2025 ayant retardé le programme, les autorités de transition affichent un engagement ferme.
« Je suis heureux d’annoncer que nous sommes parvenus à un accord au niveau du personnel », a déclaré Niko Hobdari, soulignant que le total des décaissements atteindrait 51,6 millions de dollars après validation. Si la dette publique est tombée à 74,3% du PIB, le FMI insiste sur une discipline de fer.
L’accord prévoit également une extension du programme jusqu’au 29 décembre 2026. Cette décision est vitale alors que le déficit budgétaire dépasse les prévisions. Les autorités se sont engagées à réduire les dépenses non prioritaires jusqu’à l’afflux des recettes de la noix de cajou, moteur d’une croissance estimée à 5,5%. Un pari sur la rigueur pour ancrer la viabilité de la dette à moyen terme.

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