La certification de 66,7 millions USD récupérés par le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) marque un tournant dans la gouvernance des manques à gagner. Si cette transparence renforce l’État, l’opinion se pose une question. Ce succès financier servira-t-il enfin à stabiliser le pouvoir d’achat ou restera-t-il une simple ligne comptable déconnectée du quotidien des Congolais ?
Le CSPPP vient de valider une performance financière historique. 66,7 millions USD réinjectés dans les caisses de l’État. Cette certification n’est plus un simple exercice de style, mais la preuve d’une gouvernance pétrolière qui gagne enfin en transparence et en rigueur.
Cependant, ce succès comptable doit désormais sortir des bureaux climatisés pour se transformer en moteur de soulagement social. La croissance économique ne peut se satisfaire de chiffres abstraits alors que le panier de la ménagère suffoque. L’État a désormais l’obligation de prouver que cette maîtrise budgétaire est le prélude à une stabilisation durable des prix du carburant. Pour le citoyen congolais, la crédibilité de cette réforme ne se mesurera pas en millions récupérés, mais en capacité réelle de l’exécutif à convertir ces gains en amélioration concrète des conditions de vie.

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