Ce vendredi 24 avril 2026, à la Cité de l’Union Africaine, la 87e réunion ordinaire du Conseil des ministres a pris des allures de tournant économique. Au cœur de cette réunion, la captation maximale des revenus miniers, un dossier que le Président Félix Tshisekedi a placé sous haute surveillance.
La fin de l’évasion silencieuse
En instruisant un audit exhaustif, le Chef de l’État s’attaque aux zones d’ombre qui entourent les contrats miniers. Derrière la courtoisie diplomatique, cette injonction au Gouvernement Suminwa cache une réalité brutale, car l’État congolais estime ne pas percevoir sa juste part. « Il est impératif que chaque gramme de minerai exporté contribue au bien-être des Congolais », a martelé le Président. Ce message est un avertissement direct aux opérateurs miniers et aux réseaux de fraude : le temps de l’opacité est révolu.
Une opération « mains propres » pour le budget
L’audit ne sera pas qu’une simple vérification comptable. Il vise à identifier les mécanismes sophistiqués de fuite des revenus. Félix Tshisekedi veut des résultats tangibles pour alimenter le budget de l’État, indispensable au financement des grands travaux d’infrastructures.
En confiant la coordination de cet audit à la Première Ministre, le Chef de l’État instaure un mécanisme de redevabilité immédiate. L’enjeu est de transformer les statistiques de production minière, souvent records, en richesses palpables dans l’assiette du citoyen. Le « scandale géologique » doit enfin devenir un « scandale de prospérité ».

Journaliste économique, je décrypte l’actualité financière et les tendances du marché. Spécialiste en communication des organisations, j’analyse leurs stratégies. Consultant, j’élabore des stratégies de communication globale percutantes pour les entreprises. Mon expertise se situe à l’intersection de l’économie, de la communication et du conseil.



