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Esther Misheng Mbidi : l’infatigable force de travail connectant l’Afrique aux grands investissements mondiaux

Il y a des êtres qui ne traversent pas le monde, mais le façonnent. Lorsqu’on croise pour la première fois le regard d’Esther Misheng Mbidi, on est immédiatement saisi par une harmonie singulière : l’élégance feutrée de la diplomatie européenne alliée à la force tranquille et indomptable des grands bâtisseurs d’Afrique. Vêtue d’un tailleur sombre parfaitement ajusté, arborant un sourire chaleureux mais déterminé, elle incarne cette nouvelle génération de leaders afro-optimistes qui ne demandent plus l’aumône pour le continent, mais y négocient des partenariats stratégiques d’égal à égal.

Derrière cette prestance magnétique se cache un esprit brillant, doté d’une psychologie d’acier et d’une puissance de travail qui force le respect de ses pairs. Esther Misheng Mbidi n’est pas seulement une femme d’affaires ; elle est une passerelle humaine, une alchimiste de la finance et de la diplomatie internationale.

Une force herculéenne au service d’un agenda pluridimensionnel

Comment une seule existence peut-elle contenir autant d’engagements simultanés ? C’est la question que se posent tous ceux qui tentent de suivre le rythme effréné d’Esther. Lobbyiste chevronnée auprès du Parlement européen, elle mène de front des plaidoyers complexes sur le commerce international, les critères ESG (Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance), le devoir de vigilance et la transition énergétique. En parallèle, elle assure la présidence fondatrice de CredassurGroup Europe depuis près de dix-neuf ans, dirige la plateforme de promotion de la diplomatie africaine, et préside le prestigieux chapitre belge du G100 (le club mondial des 100 femmes leaders influentes), tout en supervisant le contrôle permanent des risques non financiers au sein de la prestigieuse institution Belfius Insurance.

Pour Kanyonga Kabeya, analyste financier de renom et fin observateur de sa trajectoire, cette capacité de travail relève presque du prodige. « Sa capacité d’abattage est tout simplement herculéenne. Là où.d’autres capitulent face à l’épuisement ou à la dispersion, Esther puise une sève nouvelle dans la complexité des défis. Elle ne gère pas de simples projets, elle sculpte l’avenir économique euro-africain avec une précision d’orfèvre », a-t-il témoigné.

Cette hyperactivité structurée n’est pas le fruit du hasard. Elle repose sur un socle académique d’une rare solidité. Diplômée en sciences informatiques de l’institution Albeda aux Pays-Bas, Esther a consolidé son profil par un Master en Administration des Affaires et Économie à l’Université d’Utrecht, avant d’obtenir un Master 2 en Sciences de Gestion à l’Université de Mons (UMONS) en Belgique. Cette double culture scientifique et financière lui confère une rigueur analytique redoutable, d’abord éprouvée comme analyste financière et auditeur interne au sein de la prestigieuse De Nederlandsche Bank (la Banque centrale des Pays-Bas) et du géant ING, puis comme spécialiste des risques de crédit internationaux chez Sappi Europe.

Credassur, l’architecture d’un géant de l’investissement

Fondée en 2007, la structure Credassur est le grand œuvre d’Esther Misheng Mbidi. Conçue comme un pont suspendu entre les investisseurs internationaux et les opportunités du sol africain, cette plateforme s’est donné pour mission d’améliorer l’accès aux services financiers et de stimuler un développement économique durable.

Sous son impulsion, Credassur orchestre des flux financiers colossaux et structure des projets d’envergure, particulièrement pour la République démocratique du Congo (RDC) :

  • Mines et ressources naturelles : Des projets de mobilisation de 500 millions à 1 milliard de dollars.
  • Infrastructures lourdes (routes, énergie, eau) : Des investissements planifiés entre 200 et 600 millions de dollars.
  • Agriculture et agro-industrie : Une enveloppe de 50 à 150 millions de dollars pour transformer le potentiel agraire congolais.
  • Inclusion financière et microfinance : 20 à 80 millions de dollars dédiés à l’autonomisation des communautés locales.

« Ce qui impressionne chez Esther, c’est sa science des alliances. Elle sait s’asseoir à la table des décideurs de la Banque mondiale, de la MIGA ou de la Société Financière Internationale (SFI) et, le lendemain, concevoir des programmes de microfinance pour les femmes de la diaspora à Bruxelles. C’est cela, la vraie puissance : ne jamais perdre de vue la base tout en côtoyant les sommets », ajoute, à ce sujet, Kanyonga Kabeya

Le portfolio d’Esther est en effet jalonné de clichés historiques : on l’y voit négocier avec Dirk Reinermann (Directeur du département de la finance d’entreprise de l’IDA et de la BIRD à la Banque mondiale), échanger sur la création d’un réseau de garantie financière pour l’Afrique avec Sebnem Erol Madan (Directrice de l’Économie et de la Durabilité à la MIGA), ou encore sceller des alliances avec le Secrétaire général de l’Union des Banques Arabes.

La voix des femmes et l’ambition du « Davos Africain »

Pour cette icône du leadership féminin, l’économie ne peut être durable si elle se conjugue au masculin singulier. En tant que présidente nationale pour la Belgique de l’All.Ladies League (ALL) et du G100, Esther déploie une énergie considérable pour encadrer, former et propulser les femmes entrepreneures. Elle organise des forums, des ateliers de mentorat et bâtit des coalitions solides entre les fédérations patronales, les chambres de commerce et les cercles diplomatiques de Bruxelles.

Mais l’ambition d’Esther Misheng Mbidi ne connaît pas de frontières. Son grand projet, son phare à l’’horizon, est la création d’un « Davos Africain ». Une plateforme d’intelligence collective, de réseautage de haut niveau et de transactions sécurisées qui ambitionne de réunir les plus grands décideurs mondiaux pour redéfinir la place de l’Afrique dans la mondialisation.

Esther avance, sereine, le regard tourné vers l’avenir. Elle sait que la graine qu’elle a semée dans les laboratoires de la finance européenne est en train de devenir un baobab protecteur pour des milliers de producteurs et d’entrepreneurs africains. À travers sa rigueur scientifique, sa finesse psychologique et son amour infini pour son continent d’origine, Esther Misheng Mbidi démontre chaque jour que la puissance de travail, lorsqu’elle est guidée par une vision noble, est le plus puissant des leviers de transformation.

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