Bien que la Note de conjoncture économique de la Banque Centrale du Congo (BCC) du 3 juillet 2026 confirme la résilience globale de l’activité avec un solde brut d’opinions à +43,4 %, l’examen détaillé révèle des disparités. Si la construction s’enflamme, d’autres branches affichent une contribution nettement plus timorée, déterminant la marge de progression nationale.
L’industrie manufacturière et extractive en rythme mineur
L’industrie manufacturière stagne en queue de peloton de la croissance. Malgré une timide trajectoire ascendante, son solde d’opinions n’a progressé que de +0,2 point, atteignant +28,2 % en juin 2026 contre +28,0 % en mai. Bien que soutenue par la feuille de route Business Ready de la Banque Mondiale, la sous-branche de transformation souffre d’une faible accélération de sa dynamique interne.
De son côté, l’industrie extractive, véritable pilier macroéconomique, consolide sa position mais progresse faiblement de +0,4 point pour s’établir à +46,6 %. L’appareil de production nationale a principalement absorbé les chocs, notamment le repli des cours mondiaux du cuivre et de l’or en fin de mois, limitant sa capacité à doper plus vigoureusement l’indicateur global de conjoncture.
Électricité et eau : un redressement à pérenniser
Le secteur « Électricité et Eau », bien qu’en progrès de +2,5 points (s’établissant à +26,2 % contre +23,7 % en mai), part de très loin. Sa sortie de léthargie demeure fragile et dépend fortement de la concrétisation des chantiers techniques comme la réhabilitation de la ligne Ndolo-Funa à Kinshasa et le déploiement du réseau de la Régideso.
En somme, ces trois moteurs tournent encore à un régime inférieur aux grands chantiers du BTP, constituant les principaux axes de réforme pour stabiliser durablement l’économie congolaise.

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