Rien ne va plus dans les mines de Kolwezi, le cœur économique de la République démocratique du Congo. Entre des impôts impayés qui se chiffrent en milliards et la colère des travailleurs sur le terrain, les deux plus grands géants miniers du pays traversent une crise sans précédent. Derrière les portes closes, la tension est totale.
Le premier coup de tonnerre a frappé la Kamoto Copper Company (KCC), une filiale du groupe suisse Glencore. Ce jeudi 9 juillet 2026, la Direction Générale des Impôts (DGI) a tout simplement fermé l’entreprise et mis des scellés sur les portes. Le motif ? KCC doit environ 3 milliards de dollars d’impôts à l’État congolais. Tout le personnel a dû évacuer et les machines sont à l’arrêt.
Si la Commission des droits de l’homme locale soutient cette sanction, l’ONG LICOCO rappelle que ce n’est pas une première pour Glencore, déjà accusée d’insolvabilité par le passé. Face à cette situation, les dirigeants de KCC refusent de parler. Ce silence pose question : comment une telle dette a-t-elle pu s’accumuler, et pourquoi l’entreprise ne s’explique-t-elle pas ?
A Kamoa Copper, la colère des mineurs explose
À côté de là, chez Kamoa Copper, c’est le personnel qui s’est révolté ce vendredi 10 juillet 2026. Comme le relaye Radio Okapi sur son site web, suite au décès tragique d’un de leurs collègues sur un site, les ouvriers sont descendus dans la rue pour exiger de meilleures conditions de sécurité et de vrais avantages sociaux. La manifestation a tourné à l’affrontement avec la police, qui a utilisé des canons à eau.
Les grévistes réclament des mesures immédiates. « Les deux points pour action immédiate sont la prime des fonds de 1 000 dollars à chaque agent lié aux opérations de la mine et la prime de cantonnement de 50 dollars par jour pour chaque agent résident au camp pendant sa prestation. Nous demandons au management de bien vouloir considérer nos deux réclamations dès la paie de ce mois de juillet », revendiquent-ils.
Tout comme KCC, la direction de Kamoa s’est murée dans un silence complet face à cette crise.
Quelles solutions pour la suite ?
Ces deux crises posent une vraie question de fond pour l’avenir de la RDC. Comment attirer les investisseurs étrangers tout en les forçant à payer leurs impôts et à respecter la vie des travailleurs congolais ?
Pour sortir de cette impasse, le gouvernement, les patrons et les syndicats vont devoir s’asseoir d’urgence autour d’une table. Le pays doit prouver qu’il sait faire respecter ses lois face aux géants miniers tout en protégeant ses citoyens.

Journaliste économique, je décrypte l’actualité financière et les tendances du marché. Spécialiste en communication des organisations, j’analyse leurs stratégies. Consultant, j’élabore des stratégies de communication globale percutantes pour les entreprises. Mon expertise se situe à l’intersection de l’économie, de la communication et du conseil.



