En République démocratique du Congo, le commerce en ligne connaît un essor fulgurant. De Facebook à WhatsApp, la numérisation des échanges simplifie les transactions et crée des opportunités d’affaires inédites pour des milliers de micro-entrepreneurs.
Sur le plan normatif, l’État s’est pourtant doté d’outils, à l’instar du Code du numérique de 2023 ou des mécanismes d’encadrement des prix et de la concurrence portés par le ministère de l’Économie nationale. Ces textes visent théoriquement à assainir le marché, encadrer le commerce électronique et protéger les consommateurs.
Cependant, sur le terrain, ce cadre légal se heurte à une impuissance opérationnelle face à l’ampleur du secteur informel. Camouflage des vendeurs sous de faux profils, non-conformité administrative, faux numéros de compte et adresses fictives : le marché digital s’est transformé en un véritable maquis où prolifèrent les dérives frauduleuses. « Ce n’est pas la technologie elle-même qui a des comportements pervers. Mais c’est l’utilisation de ces technologies-là qui nous amène vers des effets pervers », rappelle le professeur Achille Bundjoko Iyolo, expert en usages des technologies numériques dans une interview accordée la Radio Okapi.
De leur côté, les autorités économiques concèdent que la régulation reste inopérante sans une identification et une formalisation préalables des acteurs.
Face à cette insécurité numérique croissante, la réponse ne pourra être que globale, car l’État doit adapter ses capacités de contrôle à la réalité du Web, tandis que les utilisateurs doivent développer une culture de vigilance renforcée.

Journaliste économique, je décrypte l’actualité financière et les tendances du marché. Spécialiste en communication des organisations, j’analyse leurs stratégies. Consultant, j’élabore des stratégies de communication globale percutantes pour les entreprises. Mon expertise se situe à l’intersection de l’économie, de la communication et du conseil.



