Le FMI valide la résilience sud-africaine malgré une météo mondiale hostile en 2025. Avec une inflation maîtrisée et des institutions solides, Pretoria évite le pire. Toutefois, l’alerte reste rouge, car une dette à 77 % du PIB impose un assainissement budgétaire strict et une accélération des réformes pour transformer l’essai.
L’Afrique du Sud joue un numéro d’équilibriste sur la scène économique mondiale. Au terme de sa consultation au titre de l’article IV, le FMI salue une « résilience exemplaire » face au protectionnisme, portée par une consommation privée robuste et une croissance projetée à 1,8 % à moyen terme. Les administrateurs ont d’ailleurs félicité la Banque de réserve pour sa « décision de parvenir à un objectif d’inflation plus faible (3 %) », gage de stabilité future.
Mais derrière les félicitations se cache un avertissement sévère. Selon la missionla dette publique culmine à 77 % du PIB. Le Fonds insiste sur la nécessité d’un assainissement budgétaire crédible, propice à la croissance et socialement acceptable. Si la sortie de la « liste grise » du GAFI est une victoire, l’avenir dépendra de la capacité de Pretoria à lever les verrous structurels dans l’électricité et la logistique. Pour l’Afrique du Sud, le défi est clair : transformer la stabilité monétaire en un moteur d’emploi pour conjurer la lassitude sociale.

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