L’économie camerounaise navigue entre résilience et zones de turbulences. Après les incertitudes électorales de 2025, la mission du FMI, dirigée par Christine Dieterich, dresse un bilan sans concession. Un bilan qui révèle un déficit creusé à 3,9 % et risque élevé de surendettement. Un appel urgent à la discipline budgétaire pour transformer le potentiel minier en croissance réelle.
La récente mission du Fonds monétaire international (FMI) au Cameroun, conclue ce 12 février 2026, sonne comme un rappel à l’ordre. Si Christine Dieterich salue une « résilience considérable », elle pointe un affaiblissement de la position extérieure, avec un déficit courant glissant à 3,9 % du PIB contre 3,3 % en 2024.
Le constat est tranchant sur les finances publiques, car les incertitudes électorales ont fait déraper le déficit budgétaire à 2 % du PIB. « L’analyse de viabilité de la dette continue de faire apparaître un risque élevé de surendettement global », a averti la chef de mission. Pour le FMI, l’heure est à l’assainissement radical. Il s’agit de l’opérationnalisation du compte unique du Trésor et fin des dépenses extrabudgétaires.
L’horizon n’est pas pour autant bouché. Avec une inflation projetée à 2,9 % en 2026 et une croissance attendue à 4,6 % d’ici 2031 grâce à la diversification minière, le Cameroun peut rebondir. « Le succès dépendra de l’intégrité des dispositifs de déclaration de patrimoine et d’une lutte acharnée contre la corruption », insiste la mission. Yaoundé est désormais sous la loupe du Conseil d’administration prévu fin mars.

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