Le Ministère du Commerce Extérieur publie les mercuriales du 2 au 7 mars 2026. Face à la chute du cuivre (8 245,50 $) et de l’or, le cobalt bondit à 54 850 $, devenant l’ultime rempart budgétaire. Les experts alertent sur cette volatilité qui fragilise la mobilisation des recettes domestiques en RDC.
Le paradoxe minier congolais entre dévissage du cuivre et envolée du cobalt
Les chiffres de la Commission Nationale des Mercuriales tombent comme un couperet sur les prévisions de croissance. Avec un cuivre qui stagne à 8 245,50 $ la tonne et un gramme d’or qui s’effrite à 132,15 $, les deux poumons de l’économie congolaise sont en apnée. Cette « tendance baissière » fait peser une hypothèque lourde sur la mobilisation des recettes domestiques, pilier de la souveraineté financière prônée par le Chef de l’État.
Pourtant, une lueur d’espoir surgit du secteur stratégique. Il s’agit du cobalt. Porté par une demande mondiale en hausse, il atteint 54 850 $ la tonne. Mais pour les experts, ce « sauvetage » est en trompe-l’œil. « Le cobalt ne peut compenser à lui seul les pertes sèches sur la redevance minière du cuivre, dont les volumes exportés sont bien plus massifs », préviennent les analystes.
L’impact est immédiat, car une pression accrue sur le Trésor public. Pour briser ce cycle de dépendance, l’urgence n’est plus à la simple exportation brute, mais à une transformation locale capable de stabiliser la valeur faciale de nos ressources, quels que soient les soubresauts du marché londonien.

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