En activant son droit de tirer une part de la production de cuivre de la mine Tenke Fungurume de CMOC, correspondant à sa participation de 20 %, la Gécamines sonne la fin de l’ère des dividendes passifs. Sous l’impulsion de Guy-Robert Lukama, ce virage vers le négoce direct, prioritairement tourné vers le marché américain, repositionne la RDC au cœur de la géopolitique mondiale des métaux critiques.
C’est une petite révolution dans le Katanga minier. La Gécamines vient de briser son rôle de spectateur en exerçant son droit de tirer une part de la production de cuivre de la mine de cuivre Tenke Fungurume de CMOC, correspondant à sa participation de 20 % dans cet actif. Avec 100 000 tonnes visées dès 2026, la compagnie publique ne se contente plus de récolter des miettes ; elle veut désormais dicter sa loi sur les marchés internationaux via sa nouvelle filiale Gécamines Trading.
« Ce volume de cuivre […] est destiné au marché américain, répondant ainsi à certaines attentes des récents accords conclus entre la RDC et les États-Unis », confirme la direction. Si l’initiative est saluée comme une victoire pour la vision de Félix Tshisekedi, l’analyse critique soulève une question de fond. L’économie congolaise sortira-t-elle réellement gagnante de ce basculement vers Washington, ou la Gécamines change-t-elle simplement de tuteur ? Le succès de cette stratégie dépendra de la capacité de l’État à transformer ces flux de cuivre en revenus palpables pour le Trésor public, loin des jeux d’influence entre grandes puissances.

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