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​Ituri, au-delà des armes : l’administration militaire et l’ONU font front commun pour le respect des droits humains

Alors que l’Ituri panse ses plaies après les récentes atrocités de Bule, une délégation de haut niveau du BCNUDH a investi le cabinet du Gouverneur militaire ce 16 février 2026. Entre impératif sécuritaire et urgence humanitaire, Jeanne-Marie Ndombi et le Lieutenant-Général Luboya Kashama Johnny ont scellé une alliance stratégique dont l’objectif est de faire de la protection des civils le cœur battant de la riposte contre les groupes armés.

En Ituri, la traque des seigneurs de guerre ne saurait s’affranchir du respect sacré des droits fondamentaux. C’est le message fort qui a émané de l’audience accordée par le Gouverneur militaire, le Lieutenant-Général Luboya Kashama Johnny, à Madame Jeanne-Marie Ndombi, Directrice adjointe du BCNUDH.

La protection des civils : plus qu’un devoir, une urgence

​L’actualité est brûlante. Les attaques sanglantes à Bule ont laissé une population meurtrie et des milliers de déplacés dans une précarité absolue. Pour le BCNUDH, l’action militaire doit impérativement s’accompagner d’une vigilance éthique. « Les droits de l’homme sont au cœur de la protection des civils », a martelé Jeanne-Marie Ndombi à l’issue de l’entretien, soulignant que la réponse à l’insécurité ne peut être uniquement martiale.

Une réponse multidimensionnelle

​Le Gouverneur Luboya, dont l’administration sous état de siège multiplie les offensives, a réitéré sa volonté de collaborer avec les mécanismes onusiens. L’enjeu est colossal. Il s’agit de stabiliser la province tout en garantissant que justice soit rendue aux victimes des exactions commises depuis plus d’une décennie.

​Jeanne-Marie Ndombi a précisé les axes de cet appui. « L’objectif de cette visite est vraiment de nous engager avec les différentes parties prenantes […] pour réitérer les messages de collaboration, d’appui aux autorités », a-t-elle souligné. Il s’agit notamment de documenter chaque abus pour briser le cycle de l’impunité qui gangrène la région.

​Bâtir la paix sur le socle du DDRCS

​Au-delà de l’urgence, les échanges ont porté sur la pérennité de la paix à travers le processus de désarmement et de réinsertion (DDRCS). Pour le BCNUDH, il est vital de comprendre la détresse des populations affectées. « Notre rôle […] c’est aussi de comprendre la situation des populations affectées, des déplacés internes, de pouvoir porter à la connaissance des autorités les abus ou les violations que nous constatons », .

En réaffirmant ce partenariat, l’administration militaire de l’Ituri et les Nations Unies envoient un signal clair, car la restauration de l’autorité de l’État ne se fera pas sans une protection sans faille des plus vulnérables.


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