Sous l’État de siège, l’Ituri gagne la bataille de la mobilité. Quand les routes s’ouvrent, les marchés débordent et la sécurité s’installe durablement. Cette métamorphose par l’infrastructure permet désormais à la population de circuler librement, transformant chaque kilomètre de voie réhabilitée en un rempart contre l’isolement et la précarité.
En Ituri, la sécurité ne se mesure plus seulement au crépitement des armes, mais au vrombissement des moteurs de camions. Sous l’impulsion de l’administration militaire, la province vit une révolution silencieuse dont « la sécurité par les infrastructures routières ». Ce n’est plus une théorie, c’est un fait social total. En désenclavant les zones autrefois inaccessibles, l’État a rétabli le souffle vital du commerce transfrontalier et local.
« Quand les routes s’ouvrent, les marchés débordent ». Cette phrase résume le basculement d’une économie de guerre vers une prospérité de paix. Là où les milices imposaient le blocus, le génie militaire et les travaux publics imposent la vie. La « population circule librement », et avec elle, l’espoir d’une stabilisation définitive.
En Ituri, le tracé des voies devient le bouclier du peuple : chaque axe restauré est une tranchée de moins pour l’ennemi et un étal de plus pour le commerçant. C’est l’image d’une province qui ne subit plus, mais qui avance vers son destin.



