Confusion totale à Kinshasa. Alors que la ministre des Hydrocarbures, Acacia Bandubola, dément toute pénurie après sa visite chez SEP Congo, les automobilistes s’agglutinent dans des files interminables. Entre stocks garantis et réalité de terrain marquée par des bousculades et des rançonnages, le fossé se creuse entre discours et quotidien.
À Kinshasa, le contraste est saisissant. D’un côté, l’assurance gouvernementale ; de l’autre, le vacarme des klaxons. Ce lundi 23 mars, la ministre d’État en charge des Hydrocarbures a tranché. « La ville de Kinshasa ne connaît aucune pénurie de carburant », a déclaré Acacia Bandubola chez SEP Congo. Pourtant, sur les grandes artères, l’asphyxie guette.
Accompagnée de Malick Ndiaye, DG de SEP Congo, la ministre affirme que « le stock est disponible en gasoil et en essence ». Mais si les cuves sont pleines, pourquoi la panique gagne-t-elle les pompes ? Le gouvernement pointe du doigt les rumeurs, tandis que sur le terrain, Radio Okapi rapporte des pratiques douteuses et certains pompistes exigeraient 1 000 francs congolais illégaux pour servir les clients.
Ce décalage entre les chiffres officiels et le désordre observé aux croisements Université et Kapela pose question. Entre une communication de crise rassurante et une distribution grippée par la spéculation, les Kinois restent pris en étau dans une attente nerveuse.

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