Face à un déficit de financement abyssal, le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) a convoqué les architectes des marchés de capitaux pour forger un « plan historique » à Abidjan. L’objectif est clair : mettre fin à la dépendance à l’aide et mobiliser enfin les capitaux africains dormants pour financer le développement du continent.
C’est une prise de conscience stratégique majeure. M. Ould Tah, président de la BAD, a d’emblée responsabilisé les participants. « En tant qu’architectes des marchés de capitaux africains, vous êtes les gardiens des institutions financières et les catalyseurs de l’avenir de notre continent », a-t-il déclaré. L’enjeu de cette première réunion du genre est la réforme de la mobilisation des fonds à long terme.
Félix Edoh Kossi Amenounve, DG de la BRVM, a parfaitement résumé le défi. « Des écarts existent entre les besoins de financement et les ressources disponibles, mais nous devons réfléchir aux réformes nécessaires pour parvenir à la capitalisation des fonds de pension africains », a-t-il souligné. Ces capitaux, traditionnellement réservés aux gouvernements, doivent impérativement être orientés vers l’économie réelle.
La priorité absolue est d’ouvrir ces capitaux patients aux Petites et Moyennes Entreprises (PME), qui génèrent plus de 60 % des emplois en Afrique, mais continuent d’avoir un accès limité au capital-risque. La BAD met ainsi l’accent sur le soutien réglementaire et la numérisation pour que l’Afrique se finance par elle-même, ouvrant la voie à des financements prévisibles et abordables, sans dépendre de l’aide publique.

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