La RDC s’impose comme le cœur battant de l’offre mondiale de cuivre. Pourtant, BHP persiste dans son évitement, finançant des projets périphériques en Afrique australe. Entre peur de l’hégémonie chinoise et incapacité à s’adapter aux exigences de transformation locale de Kinshasa, le leader mondial s’exclut du plus grand gisement de la transition énergétique.
Le choix de BHP de privilégier le Botswana et l’Afrique du Sud via son programme Xplor 2026 relève d’un paradoxe industriel flagrant. En ignorant le deuxième producteur mondial de cuivre, le groupe australien privilégie la zone de confort administrative au détriment de la teneur exceptionnelle des gisements congolais.
Cette absence s’explique par une capitulation devant le verrou chinois (CMOC, IVANHOE) et une allergie aux nouvelles règles du jeu imposées par Félix Tshisekedi : la transformation locale obligatoire. Là où les investisseurs des Émirats et des États-Unis acceptent de co-investir dans l’industrie, BHP s’enferme dans un modèle extractif obsolète. En boudant le sanctuaire congolais, le leader mondial ne protège pas ses capitaux et il cède, sans combattre, les clés de l’avenir énergétique aux puissances émergentes.

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