spot_imgspot_img
spot_img
AccueilActivités agricolesActualités agricolesLancement à Mbanza-Ngungu de l’atelier INERA-PURPA pour booster la production durable des...

Lancement à Mbanza-Ngungu de l’atelier INERA-PURPA pour booster la production durable des semences agricoles

Face à l’urgence de la souveraineté alimentaire en République Démocratique du Congo, le Kongo Central se mobilise. Sous l’égide de l’INERA et du projet PURPA, un atelier stratégique a débuté ce mardi à Mbanza-Ngungu. L’objectif est de doter les acteurs locaux des technologies de pointe pour la sélection et la maintenance variétale du riz et du manioc. Une initiative capitale pour garantir des semences de qualité et transformer durablement la productivité paysanne.

Le centre Saint-Gérard Kola de Mbanza-Ngungu est devenu, ce mardi 7 avril, l’épicentre d’une révolution agricole. Chercheurs, inspecteurs et agri-multiplicateurs se sont réunis pour un atelier intensif de trois jours. Organisé par l’INERA dans le cadre du projet PURPA, ce rendez-vous vise à sécuriser la chaîne de valeur des deux cultures les plus vitales de la province : le manioc et le riz

Une synergie d’experts pour un objectif vital

Pour le Directeur Lunze, point focal de PURPA à l’INERA, l’enjeu est de transformer la recherche en résultats concrets . « L’objectif principal est de renforcer les capacités pour maîtriser toutes les technologies de production des semences améliorées… Il s’agit de porter à la connaissance de nos partenaires le bien-fondé de ce programme pour produire de manière durable », a-t-il déclaré.

Le Professeur Tony Bakelana, formateur de renom, a détaillé la rigueur scientifique nécessaire à cette mission. « Tout part de la création des semences améliorées, la maintenance de ces variétés jusqu’à leur diffusion. L’INERA, institution mandatée, met tout en œuvre pour la relance de la production agricole », a-t-il souligné.

De la recherche au champ : le défi de la disponibilité

L’aspect technique a été approfondi par John Nlemvo Mantantu, inspecteur au SENASEM. « Il faut renforcer les capacités sur la multiplication des boutures. En utilisant des méthodes rapides au laboratoire, on obtient une grande production en un temps record », a-t-il soutenu.

Cette efficacité est attendue par Gilbert Toko, inspecteur territorial, qui souhaite voir l’impact réel. « J’attends de voir comment la bouture sera réellement disponible au niveau du paysan pour une production durable », a-t-il affirmé. Les bénéficiaires directs, comme l’agri-multiplicateur Adolphine Nsukula, affichent leur satisfaction. « Nous attendons la semence de base de l’INERA pour la vulgariser chez nous, dans nos champs », a-t-elle laissé entendre.

Après une première journée riche en enseignements sur l’amélioration génétique, les travaux se poursuivront mercredi avec l’étude des maladies et de la fertilité des sols. L’atelier se clôturera jeudi par une visite de terrain, acte final d’un engagement ferme pour l’autosuffisance alimentaire de la RDC.

spot_img

Derniers articles

Explorer davantage

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici