André Wameso brise les chaînes du crédit. En sabrant le taux directeur de 250 points de base, la Banque Centrale du Congo fait le pari d’une croissance dopée par l’assouplissement monétaire. Entre maîtrise de l’inflation et stabilisation du franc, ce remède de cheval vise à réveiller l’investissement privé en 2026.
La Banque Centrale du Congo (BCC) lâche du lest. En faisant passer son taux directeur de 17,5 % à 15,0 %, le Comité de Politique Monétaire tente un électrochoc financier pour soutenir une croissance jugée « robuste ». Mais ce desserrement de l’étau monétaire suffira-t-il à irriguer l’économie réelle ?
Si la baisse du loyer de l’argent est une bouffée d’oxygène pour les banques commerciales, son impact sur le panier de la ménagère reste incertain.
Dans un système bancaire souvent déconnecté des petites entreprises, cette générosité de la BCC risque de rester prisonnière des coffres-forts. Sans réformes structurelles pour fluidifier le crédit, cette baisse n’est qu’un pansement doré sur une économie où le coût de la vie défie encore les statistiques officielles. L’assouplissement est lancé, mais le pari d’André Wameso ressemble à une navigation à vue dans un brouillard inflationniste encore persistant.

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