À Washington, le FMI vient de valider la résilience ougandaise. Si la croissance à 6,3 % et l’envolée des réserves de change dessinent une santé insolente, l’institution de Bretton Woods brandit un carton jaune budgétaire. Entre l’or noir attendu et une dette pesante, Kampala doit transformer l’essai pour éviter le piège du surendettement.
L’Ouganda franchit avec succès le Grand Oral du FMI. Ce 23 janvier 2026, l’évaluation post-financement confirme une solidité macroéconomique portée par des exportations de café record et une inflation domptée sous les 4 %. Pourtant, derrière cette vitrine étincelante, le Conseil d’administration pointe des vulnérabilités persistantes dont un déficit budgétaire qui se creuse à 6 % et une dette publique flirtant avec les 52,4 %.
Si la capacité de remboursement est jugée adéquate, elle reste suspendue aux aléas du projet pétrolier de 2026 et à la volatilité des marchés. Pour l’institution de Bretton Woods, la prospérité ne peut reposer sur des sables mouvants budgétaires. Pour transformer ce souffle solide en stabilité durable, Kampala est sommé d’accélérer ses réformes fiscales et de muscler sa gouvernance avant que le service de la dette ne dévore les dividendes de la croissance. La confiance est là, mais la vigilance reste le prix de la souveraineté économique.

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