Sous les ors du Palais de l’Élysée, Félix Tshisekedi et Emmanuel Macron ont une nouvelle fois orchestré le ballet de la coopération bilatérale. Face à l’agonie du Nord-Kivu, la France réitère ses vœux de souveraineté. Mais au-delà des déjeuners de travail, l’Est congolais attend plus que des mots : une véritable rupture.
Le tête-à-tête de ce vendredi entre Félix Tshisekedi et Emmanuel Macron ressemble à un éternel recommencement. Si Paris réaffirme son attachement à l’intégrité de la RDC, le terrain, lui, hurle une réalité plus brutale. L’offensive rwando-M23 s’intensifie, narguant les promesses de soutien international.
La diplomatie française, souvent accusée d’équilibrisme entre Kinshasa et Kigali, joue ici sa crédibilité. Le déjeuner de travail suffira-t-il à transformer les discours en bouclier concret contre l’agression ? Entre la coopération bilatérale et l’urgence humanitaire, le décalage reste flagrant. Tant que les sanctions n’auront pas remplacé les communiqués de presse, la souveraineté congolaise demeurera un idéal suspendu aux intérêts de l’Hexagone. La paix ne se cuisine pas à Paris, elle s’impose sur les collines du Kivu.

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