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L’hécatombe de Rubaya : Quand le sang des Congolais irrigue les veines financières de la rébellion M23

C’est une catastrophe humanitaire à Kasasa, car on dénombre 300 morts sous les décombres de l’exploitation illicite. La société civile fustige un « mépris flagrant des normes environnementales ». Elle appelle à l’arrêt immédiat du pillage minier sous occupation AFC/M23. De son côté, Kinshasa dénonce Kigali et exige la fin d’une économie de guerre alimentée par le coltan de sang.

Le périmètre de Rubaya n’est plus une mine, c’est un cimetière à ciel ouvert. L’éboulement du 28 janvier, soldé par plus de 300 décès, met à nu l’horreur d’une exploitation anarchique sous la botte du M23. « Nous demandons l’arrêt immédiat de toute exploitation illégale dans les zones sous occupation », tonne Telesphore Mitondeke, dénonçant un viol systématique du Code minier.

Ici, chaque gramme de coltan finance la terreur, car un million de dollars mensuels de taxes illicites alimentent la guerre. Kinshasa accuse Kigali de piloter ce pillage, fustigeant des mécanismes de traçabilité devenus complices par leur silence. Jusqu’au rétablissement du cadre légal, le site de Rubaya doit fermer. La communauté internationale ne peut plus ignorer que ces « mines de la mort » sont le moteur d’une agression orchestrée contre la souveraineté congolaise.

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