À Washington, Félix Tshisekedi déploie une diplomatie de combat. Entre sécurisation de l’Est, transition énergétique et investissements massifs avec l’EXIM Bank, le Chef de l’État verrouille le partenariat stratégique avec les ténors américains. Un marathon diplomatique pour exiger le respect des accords de paix et la sauvegarde absolue de l’intégrité territoriale.
Le marathon diplomatique de Félix Tshisekedi à Washington s’apparente à une véritable opération de « vérité » géopolitique. En s’entretenant successivement avec Marco Rubio, Doug Burgum et les influentes commissions du Congrès, le Président congolais a déplacé le centre de gravité des enjeux régionaux vers le cœur battant du pouvoir américain.
L’analyse de ces échanges révèle une posture tranchante. C’est en ce sens que la RDC ne se présente plus en simple solliciteuse, mais en pivot incontournable de la sécurité minérale mondiale. Face aux sénateurs Jim Risch et Jeanne Shaheen, le Chef de l’État a exigé des mécanismes de suivi « effectifs et vérifiables » pour l’Accord de paix avec le Rwanda, plaçant Washington devant ses responsabilités de garant.
Cette offensive, qui lie le développement du corridor de Lobito et du barrage d’Inga à la stabilité de l’Est, marque un tournant. En convertissant les ressources du sous-sol en bouclier diplomatique, Tshisekedi transforme l’influence américaine en un rempart concret pour la souveraineté nationale. Un jeu d’équilibre magistral entre impératifs sécuritaires et ambitions industrielles.

Journaliste économique, je décrypte l’actualité financière et les tendances du marché. Spécialiste en communication des organisations, j’analyse leurs stratégies. Consultant, j’élabore des stratégies de communication globale percutantes pour les entreprises. Mon expertise se situe à l’intersection de l’économie, de la communication et du conseil.



