Face à l’enlisement sanglant dans l’Est de la RDC, João Lourenço abat une carte inédite dont le pouvoir spirituel. En recevant la CENCO et les leaders évangéliques à Luanda, le médiateur de l’Union Africaine tente de transformer l’influence morale de l’Église en levier diplomatique pour briser une crise que les armes ne parviennent plus à résoudre.
Le sommet de Luanda change de paradigme. En invitant les évêques de la CENCO, João Lourenço ne se contente plus de la diplomatie des palais, car il sollicite l’arbitrage de la conscience nationale congolaise. Survenant après les récents ballets diplomatiques de Félix TshisekediCette démarche, trahit une réalité amère dont l’essoufflement des processus classiques face à l’insécurité chronique.
L’analyse critique révèle cependant un pari risqué. Si l’Église est l’ultime rempart social en RDC, son implication directe dans un processus de paix régional pourrait soit devenir le catalyseur d’un consensus sacré, soit souligner l’aveu d’impuissance des instances politiques africaines. Lourenço cherche-t-il une caution morale ou une réelle clé de sortie ? Entre foi et géopolitique, cette rencontre prouve que pour pacifier l’Est, même les médiateurs les plus aguerris se tournent désormais vers l’autorité des chaires pour pallier l’échec des sommets.

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