Face à la recrudescence de la fièvre aphteuse en Afrique du Sud, le ministère de la Pêche et de l’Élevage verrouille les frontières nationales. Importations de bétail et produits dérivés sont suspendus « jusqu’à nouvel ordre ». Entre annulation des permis et contrôles renforcés, la RDC active un bouclier sanitaire pour protéger son cheptel.
Alerte sanitaire : le bétail sud-africain interdit de séjour en RDC
Le principe de précaution vient de frapper le secteur du commerce transfrontalier. Inquiet de la propagation fulgurante de la fièvre aphteuse, « une maladie animale transfrontalière très contagieuse », le gouvernement congolais a pris une décision radicale. Désormais, l’entrée de tout bovin, ongulé domestique ou produit dérivé (viande, lait, peaux, et autres) en provenance d’Afrique du Sud est strictement prohibée.
Cette mesure de biosécurité, alignée sur celle de la Zambie voisine, entraîne l’annulation immédiate de tous les permis d’importation. Le ministère est catégorique. « les autorisations en cours sont suspendues jusqu’à nouvel ordre », martèle-t-il. Au-delà de l’interdiction, c’est une véritable muraille vétérinaire qui se dresse. Des instructions fermes ont été transmises pour déployer des contrôles renforcés aux postes frontaliers, tandis qu’une campagne de sensibilisation cible déjà les éleveurs de la zone frontalière australe.
Alors que Pretoria tente de riposter par une production massive de vaccins, Kinshasa refuse de parier sur l’incertitude. L’enjeu dépasse la simple police sanitaire, car il s’agit de sauvegarder l’économie pastorale nationale contre une épizootie capable de paralyser durablement la production et le commerce. En suivant « de près l’évolution de l’épizootie », la RDC réaffirme sa souveraineté sanitaire au nom de la sécurité alimentaire.

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