L’infographie du cabinet Target révèle une mainmise structurelle sur le sous-sol congolais. 20 détenteurs contrôlent 47 % des carrés miniers. Entre l’axe Cuivre-Cobalt dominant au Lualaba et au Haut-Katanga, et les gisements d’or sanctuarisés dans l’Est, cette concentration dessine une cartographie des richesses aux mains d’une élite industrielle.

Secteur minier : l’hyper-concentration des titres au cœur des enjeux congolais
Le paysage minier de la République Démocratique du Congo est marqué par une réalité chiffrée implacable : une oligarchie de 20 détenteurs majeurs se partage 47 % des carrés miniers du pays. Cette étude, signée par le cabinet Target, met en lumière un écart vertigineux entre une minorité d’acteurs puissants et une multitude de petits opérateurs se partageant les miettes d’un sous-sol pourtant immense.
La concentration n’est pas seulement financière, elle est aussi géographique et sectorielle. Le cuivre et le cobalt demeurent les maîtres incontestés du Sud, avec une affluence record dans le Haut-Katanga (28 %) et le Lualaba (16 %). À l’opposé, l’or cristallise les intérêts dans les provinces du Haut-Uélé, de l’Ituri et du Sud-Kivu, confirmant la spécialisation rigide des régions.
Malgré une présence transversale de la filière 3T (Étain, Tantale, Tungstène), les disparités de chiffres entre les provinces minières « historiques » et le reste du pays sont flagrantes. Cette domination du « Top 20 » sur les minerais critiques souligne l’urgence d’une réflexion sur l’accès aux titres miniers pour favoriser une croissance plus inclusive et moins polarisée.

Journaliste économique, je décrypte l’actualité financière et les tendances du marché. Spécialiste en communication des organisations, j’analyse leurs stratégies. Consultant, j’élabore des stratégies de communication globale percutantes pour les entreprises. Mon expertise se situe à l’intersection de l’économie, de la communication et du conseil.



