Le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) révise à la hausse la structure tarifaire dans la zone Sud. Portée par un baril à 103,5 USD, cette décision impose la « vérité des prix » aux géants miniers. Un test de résilience majeur pour la stabilité macroéconomique nationale.
L’onde de choc du Moyen-Orient frappe de plein fouet le Lualaba et le Haut-Katanga. Ce lundi 16 mars 2026, le CSPPP a entériné une hausse spectaculaire. Il s’agit du litre de gasoil bondit de 1,70 USD à 2,43 USD. Cette révision, dictée par un baril s’envolant de 62,5 USD à 103,5 USD en deux mois, marque la fin de l’ère des subventions pour le secteur extractif.
L’impact sur le cadre macroéconomique est ambivalent. Si l’application du taux de change de la BCC et la suppression des subventions protègent les finances publiques d’un déficit abyssal, l’augmentation des coûts opératoires des miniers pourrait ralentir la croissance.
Dans ce contexte de crise internationale, la RDC choisit la rigueur. Une stratégie de vérité des prix indispensable pour préserver les réserves de change, mais qui met à l’épreuve la compétitivité du premier moteur de l’économie congolaise. La stabilité à venir dépendra désormais de la capacité d’absorption de ce choc pétrolier par les sous-traitants.

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