La Première ministre Judith Suminwa Tuluka signe un décret historique limitant l’âge des véhicules d’occasion importés à 15 ans. Ce virage réglementaire, assorti d’exigences techniques strictes et d’une période transitoire de six mois, vise à transformer la sécurité routière et l’impact environnemental en RDC, marquant la fin d’une ère de permissivité.
C’est une onde de choc pour le commerce automobile en RDC. En ramenant l’âge maximal d’importation de 20 à 15 ans, le décret signé le 24 janvier 2026 par Judith Suminwa Tuluka impose une cure de jouvence forcée au parc roulant national. Cette réforme abroge les régimes de 2012 et 2017 pour instaurer un contrôle rigoureux, exigeant désormais des certificats de contrôle technique et des actes de cession légalisés dès le pays de provenance.
L’impact sur le marché s’annonce profond. Si les tracteurs bénéficient d’une souplesse à 20 ans, le reste du secteur doit s’ajuster sous peine de « réexportation ou de destruction » aux frais des opérateurs. Le gouvernement affiche une ambition claire. Il s’agit de renforcer la sécurité routière et réduire l’impact environnemental du parc automobile et moderniser la réglementation du commerce des véhicules d’occasion dans le pay.
Malgré une période transitoire de six mois, les importateurs craignent une hausse des prix à l’achat. Cependant, en excluant les véhicules de collection de plus de 30 ans, l’État préserve le patrimoine tout en modernisant l’économie. C’est un pari audacieux pour une mobilité plus sûre et durable.

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