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Uvira : le douloureux réveil économique d’une cité martyre après l’occupation de l’AFC/M23

Uvira panse ses plaies. Un mois après le retrait de l’AFC/M23, la deuxième ville du Sud-Kivu tente de renaître. Entre port dévasté, administration pillée et frontière burundaise verrouillée, le rapport exclusif de RFI dévoile une reprise économique fragile sous l’ombre persistante d’un front militaire encore trop proche.

​Uvira, ville carrefour du Sud-Kivu, émerge lentement d’un cauchemar. Selon le reportage de l’envoyée spéciale de RFI, si les crépitements de balles ont cessé, les stigmates de l’occupation par l’AFC/M23 sont partout. Au port de Kalundu, poumon économique de la région, l’activité est squelettique : seuls trois bateaux accostent quotidiennement contre quinze auparavant. « Le bâtiment est vide… tout a été emporté », déplore le chef du port, Isumbelo Salumu Wisstan.

​Le chaos a laissé place à une précarité suffocante. La fermeture de la frontière avec le Burundi fait flamber les prix, plongeant les familles dans le désarroi. « C’est très difficile pour nous », confie un habitant. Si le gouverneur Jean-Jacques Purusi est revenu pour réinstaller l’autorité de l’État, il doit siéger dans une résidence privée par crainte de menaces aériennes.

L’hôtel de ville, lui, n’est plus qu’une carcasse « On a tout brûlé… On a seulement sauvé les actes de mariage », regrette Dieudonné Mateso, responsable de l’état civil. Uvira respire, mais son avenir reste suspendu à la réouverture des frontières et à l’éloignement définitif de la ligne de front, située à seulement quinze kilomètres.

Lire aussi dans : https://www.rfi.fr/fr/afrique/20260218-est-de-la-rdc-un-mois-apr%C3%A8s-le-d%C3%A9part-de-l-afc-m23-uvira-tente-de-reprendre-son-souffle

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