Le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a récemment levé le voile sur la santé des prix des biens de consommation, présentant au 47e Conseil des ministres une photographie économique nuancée du premier trimestre 2025. Grâce à l’application TALO, outil désormais incontournable de surveillance, le tableau est contrasté. Si Kinshasa affiche une stabilité globale, certains produits voient leurs cours s’envoler, tandis que d’autres amorcent une décélération bienvenue.
Victimes des turbulences dans les zones d’approvisionnement comme Goma, les haricots, ont grimpé de plus de 38% en moyenne, tandis que le poisson salé subit une hausse saisonnière de 13,7%. Un coup dur pour le panier de la ménagère. Cependant, l’horizon s’éclaircit pour d’autres denrées. s chinchards, le sucre blanc importé et les cuisses de poulet congelées affichent une légère tendance à la baisse.
Plus réjouissante, la situation dans le Grand Katanga et le Grand Kasaï entre février et mai 2025 est marquée par une baisse généralisée des prix de 1 à 15% pour les farines, qu’elles soient locales ou importées. À Likasi, la farine de maïs bénéficie d’une logistique optimisée et de l’absence de tracasseries, gage de stabilité.
L’application TALO, déjà pilote de cette observation, s’apprête à franchir une nouvelle étape au second semestre 2025 avec l’intégration d’un module de suivi des stocks. Une avancée majeure pour anticiper les fluctuations. Le VPM Mukoko Samba a également confirmé l’extension nationale du dispositif TALO, en collaboration avec la CAID, pour une surveillance des prix toujours plus fine. Ces chiffres et les acteurs impliqués dessinent les contours d’une économie résiliente, mais toujours soumise aux aléas des marchés et des approvisionnements.

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