À Antalya, Félix Tshisekedi et Recep Tayyip Erdoğan ont scellé une nouvelle ère économique. En visant 500 millions USD d’échanges, Kinshasa et Ankara activent des leviers industriels et sécuritaires majeurs. Entre relance de la commission mixte et leadership à l’ONU, ce rapprochement promet une montée en puissance du commerce transcontinental.

RDC-Türkiye : Un corridor commercial entre industrie et matières premières
Le sommet d’Antalya entre Félix Tshisekedi et Recep Tayyip Erdoğan, ce 18 avril 2026, marque un tournant stratégique dans le renforcement des politiques commerciales. Actuellement, le volume global des échanges gravite autour de 200 millions USD, mais sa structure révèle un déséquilibre industriel : selon les données douanières turques (TUIK), Ankara exporte pour 160 millions USD, principalement des produits manufacturés comme la farine de blé, l’acier et les équipements électriques.
En revanche, les exportations congolaises vers la Türkiye plafonnent à 40 millions USD, portées essentiellement par le cuivre, le bois brut et quelques produits agricoles. L’ambition de porter ce volume à 500 millions USD à moyen terme repose sur une volonté de transformation locale des ressources en RDC, pilier central de la prochaine commission mixte prévue à Kinshasa.
Sur le plan diplomatique, le Président Tshisekedi prépare déjà le terrain pour la présidence congolaise du Conseil de sécurité de l’ONU. « Notre participation sera résolument constructive et holistique. Elle s’articulera autour de deux priorités : paix et sécurité, d’une part, et prévention et résolution des conflits, d’autre part », a-t-il déclaré. Cette synergie sécuritaire et commerciale fait de la Türkiye un allié de poids pour la souveraineté économique congolaise.
Détails des flux commerciaux

Source : Analyse basée sur les flux consolidés des services de douanes turcs (avril 2026)

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