Gouverner n’est pas contempler, c’est imposer une volonté à l’anarchie pour faire éclore l’ordre. En mai 2021, lorsque la province de l’Ituri est placée sous état de siège par ordonnance du Chef de l’État, le lieutenant-général Johnny Luboya N’kashama hérite d’une terre exsangue, asphyxiée par les larmes et la violence. Cette nomination tenait du sacerdoce. Face à l’hydre des groupes armés, l’officier supérieur a opposé une dialectique rigoureuse, articulée autour d’un principe fondamental, celui de la force sans développement est impuissante, le développement sans sécurité est aveugle.
Sur le front de la sécurité, l’approche militaire a été d’une précision chirurgicale. Les Forces armées de la RDC ont traqué le cœur des réseaux terroristes, menant à la reprise stratégique de contrôle de nombreuses localités jadis sanctuarisées. Cette posture de fermeté asymétrique a forcé le destin : démantèlement de caches d’armes majeures, neutralisation de chefs rebelles et, victoire psychologique majeure, la reddition en cascade de milliers de miliciens issus de la CODECO, de la FRPI, de la FPIC et du CRP. L’autorité de l’État a cessé d’être un concept théorique pour redevenir une réalité palpable.
Le développement comme arme de normalisation durable
Cependant, la philosophie du Lieutenant-Général Luboya repose sur une conviction profonde. La paix ne s’écrit pas seulement à la pointe des baïonnettes, elle se consolide par le béton et l’emploi. L’approche non militaire est alors entrée en scène, transformant la province en un vaste chantier de modernisation structurelle.Le désenclavement, véritable poumon de la sécurité, a été matérialisé par la réhabilitation et la construction d’axes routiers vitaux traversant les territoires de Mambasa, Mahagi et Djugu, ainsi que par la modernisation de la voirie urbaine de Bunia. Au-delà des routes, c’est l’ossature même de la province qui a été rebâtie, car l’aéroport de Murongo s’est métamorphosé aux standards modernes, tandis que des bâtiments administratifs territoriaux, des infrastructures sportives, des écoles et des centres hospitaliers de référence ont vu le jour.
L’hommage d’une province réconciliée avec son destin
En inversant la spirale du déclin, le gouverneur militaire a accompli ce que beaucoup croyaient impossible : réconcilier l’Iturien avec l’uniforme. En associant la rigueur du commandement à une écoute attentive des dynamiques communautaires, il a éteint les foyers de l’infodémie pour installer une culture de confiance mutuelle.Cet article est l’écho de la gratitude d’un peuple. Les Ituriens, autrefois prisonniers de la peur, saluent aujourd’hui l’empreinte indélébile d’un grand bâtisseur. Comme le on peut le constater, le parcours du Lieutenant-Général Luboya rappelle que le patriotisme se mesure à la capacité de placer l’intérêt général au-dessus de tout. L’Ituri ne brave plus seulement la tempête, mais elle marche, fière et debout, vers son émergence.

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