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Face aux 348,5 millions USD du FMI : la RDC s’engage à rationaliser ses dépenses sous prudence monétaire

L’économie de la République démocratique du Congo navigue en eaux agitées, mais elle maintient fermement son cap. En concluant la troisième revue de la Facilité élargie de crédit (FEC) et la deuxième de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD), le Conseil d’administration du FMI vient d’octroyer une bouffée d’oxygène financière d’environ 348,5 millions de dollars américains au pays. Un bouclier financier crucial au moment où le Trésor public subit les contrecoups des combats à l’Est, de l’épidémie d’Ebola et des crises mondiales.

Malgré ces vents contraires, l’activité macroéconomique fait preuve de résilience. Portée par son poumon minier, l’inflation a fortement reculé pour s’établir à 2,5 % en glissement annuel à fin avril 2026. Cependant, l’édifice budgétaire subit de lourdes tensions. Le gouvernement a manqué son critère de solde budgétaire intérieur fin 2025 en raison de dépenses de sécurité plus élevées que prévu au dernier trimestre de l’année.

Pour honorer ses engagements et redresser la barre, l’exécutif congolais a réagi promptement en adoptant des « mesures correctives ». Concrètement, le gouvernement entend restructurer la trajectoire de ses finances publiques en rationalisant ses dépenses et en corrigeant les écarts liés à la marge de change appliquée par la Banque centrale du Congo (BCC). De plus, les autorités prévoient de sanctuariser l’enveloppe de leur récente émission d’Eurobond pour financer exclusivement les infrastructures publiques prioritaires à fort impact, évitant ainsi d’alourdir la dette publique qui demeure stable.

La feuille de route dictée par le FMI appelle à une discipline de fer. « L’activité économique en RDC demeure résiliente, soutenue par la solide performance du secteur minier », souligne Okamura, Directeur général adjoint. Pour pérenniser ces acquis, le FMI recommande à la BCC une « prudence monétaire appropriée » et une pause dans tout assouplissement. L’accélération des réformes structurelles et la sortie de la liste grise du GAFI restent les clés pour libérer le potentiel du secteur privé.

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