Malgré un léger repli de la monnaie nationale, le secteur bancaire congolais affiche une santé financière robuste à la clôture du premier semestre, dynamisé par l’État, les PME et la province du Haut-Katanga. Selon la dernière note de conjoncture de la Banque Centrale du Congo (BCC), l’encours global des dépôts bancaires a atteint 20 397,35 millions de USD à fin juin 2026. Cela représente une progression mensuelle de 9,1 %, principalement impulsée par l’Administration publique, les entreprises publiques et le dynamisme des PME.
En glissement annuel, la croissance atteint 25,6 %, consolidant la confiance des agents économiques dans le réseau bancaire.
La dollarisation s’amplifie, le Franc congolais piétine
Cette expansion masque toutefois une fragilité structurelle : la prédominance de la devise étrangère.
Dépôts en devises : +9,7 % sur un mois et +27,2 % en un an.
Dépôts en Franc congolais : +5,3 % sur un mois et +14,7 % en un an.
Résultat : la part de la monnaie nationale s’effrite légèrement à 11,7 % (-0,4 point sur un mois), confirmant une progression nettement plus dynamique des avoirs en devises fortes.
Structure : qui détient la liquidité et où se concentre-t-elle ?
Les ménages (32,9 %) et les entreprises privées (31,9 %) demeurent les piliers du système, regroupant à eux seuls plus de six dollars sur dix déposés en banque.
Géographiquement, l’hyper-centralisation financière persiste. Kinshasa (68 %) et le Haut-Katanga (21 %) captent 89 % de la liquidité nationale, laissant le reste du territoire en marge de l’inclusion financière.



