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Avant-projet de budget 2027 : Muzito face à la hausse des besoins des ministères et à la réalité des caisses de l’État

Alors que les travaux préparatoires de la loi de finances 2027 atteignent 90 % d’exécution à Bibwa, le Vice-Premier ministre du Budget, Adolphe Muzito, a ouvert les consultations sectorielles. Face aux arbitrages financiers imminents, l’exécutif se heurte à une équation complexe : concilier la déferlante des demandes budgétaires avec les capacités réelles du Trésor public.

L’avalanche des requêtes sectorielles

Au Centre financier de Kinshasa, la procession des responsables ministériels met en lumière la pression constante exercée sur les finances publiques. De l’action humanitaire à l’éducation, chaque secteur revendique l’urgence de ses crédits.

S’agissant des Affaires sociales, Ève Bazaïba plaide pour un réajustement. « Lorsque nous demandons 0,07 % du budget global de la République, je pense que ce n’est pas exagéré. Mais il nous a été octroyé 0,05 %. Alors nous avons demandé une augmentation », a-t-elle martelé.

Côté Éducation nationale, Raïssa Malu met le cap sur le social. « Nous sommes engagés avec le gouvernement à progressivement améliorer les conditions, notamment […] pour nos enseignants et nos administratifs », a-t-il indiqué. Même orientation aux Transports où Pierrot Nke compte traquer la recette. « Les ressources propres sont tellement importantes que nous allons les booster, nous allons les rechercher partout où elles sont cachées », a-t-il souligné.

Le mur du 15 septembre

Malgré une méthodologie interinstitutionnelle renforcée réunissant Présidence, Primature, Finances et Banque Centrale du Congo, la limite de l’exercice réside dans la rigueur des arbitrages. Face au risque de surchauffe des dépenses, le ministère du Budget doit trancher sans dépasser les équilibres macroéconomiques.

L’exigence demeure avant tout calendaire. « Faites tout pour respecter le calendrier […] afin que nous puissions respecter le délai constitutionnel », a rappelé le vice-ministre Élysée Bokumwana.

Avec une échéance fixée au 15 septembre pour le dépôt du projet au Parlement, le gouvernement joue sa crédibilité sur sa capacité à transformer ces doléances sectorielles en un budget réaliste et exécutable.

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