Sous le sceau de l’état de siège, la fête du travail 2026 à Bunia a transcendé le protocole. Entre sueur sportive, chantiers routiers et ferveur populaire, l’administration militaire a troqué les défilés classiques pour une immersion totale, scellant un pacte de confiance avec une population en quête de paix.

Dans une province où le treillis militaire rime souvent avec rigueur opérationnelle, le Lieutenant-Général Johnny Luboya Nkashama a choisi, ce 1er mai 2026, de donner un nouveau visage à l’autorité, celui de la proximité laborieuse. Loin des salons feutrés, c’est par une marche sportive à travers les artères vitales de Bunia que le Gouverneur militaire a célébré la fête des travailleurs.
Le travail comme arme de pacification
De la route de l’aéroport, bourdonnante du vacarme des engins de l’entreprise Mont Gabaon, jusqu’au quartier Kabengele, le constat est frappant : l’état de siège ne se limite plus aux lignes de front. Il s’inscrit désormais dans le bitume et l’élargissement des voies. Pour l’administration Luboya, le « travail » en Ituri est une bataille multidimensionnelle où la réhabilitation des infrastructures routières sert de socle à la sécurité.
« Nous voyons les routes s’élargir et la sécurité revenir petit à petit dans nos quartiers », témoigne un jeune habitant de Bunia, au milieu d’une foule en liesse. Cette communion spontanée, ponctuée de chants et de slogans de soutien, illustre un basculement psychologique : la population ne voit plus seulement en l’armée un bouclier, mais un bâtisseur.
Une discipline au service du développement
Le passage du cortège à la prison centrale, marqué par des honneurs militaires impeccables, a rappelé que la discipline reste le moteur de cette administration. Cependant, c’est bien l’image du Gouverneur marchant aux côtés des civils qui restera le symbole fort de cette journée.
Dans un contexte de stabilisation fragile, cette célébration « de terrain » envoie un message clair à la nation. Sous l’état de siège, le travail n’est pas une simple occupation, mais c’est un engagement patriotique. En célébrant l’effort au milieu des chantiers et des citoyens, le Général Luboya a rappelé que la plus belle victoire de l’armée en Ituri sera celle du retour définitif à la vie normale et au progrès social.

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