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Transition agricole en RDC : Le CPP 2025-2029, un moteur neuf sur une piste encore escarpée

Entre l’ambition d’un grenier national et les réalités du terrain, la RDC choisit la méthode. Avec le nouveau Cadre de programmation pays (CPP 2025-2029) validé avec la FAO, Kinshasa trace un sillon stratégique pour muer son potentiel agraire en richesse concrète, défiant les pesanteurs logistiques et financières chroniques.

La RDC vient de se doter d’une boussole pour ses terres. Ce mardi 21 avril à Kinshasa, la validation du Cadre de programmation pays (CPP 2025-2029) a marqué l’acte de naissance d’une nouvelle ère de coopération avec la FAO. Plus qu’un simple document, ce cadre est le moteur destiné à propulser l’agriculture, la pêche et l’élevage vers une productivité industrielle.

L’impact majeur de ce cadre réside dans sa capacité à discipliner l’action publique. « Le premier axe concerne la gouvernance, avec l’élaboration de textes légaux, de politiques et de stratégies… La FAO appuie les ministères sur le plan technique », explique Henry-Paul Eloma, assistant à la FAO. En stabilisant les règles du jeu, le CPP transforme la terre congolaise, autrefois endormie, en un terrain fertile pour les investissements massifs.

Une mécanique de précision face aux grains de sable

Si l’impact sur la sécurité alimentaire s’annonce prometteur, la mise en œuvre de cette mécanique de précision devra affronter des vents contraires. Un secrétaire général présent a d’ailleurs rappelé l’urgence d’un « suivi rigoureux des engagements ». Pour que ce moteur tourne à plein régime, il faudra huiler les rouages matériels et financiers :

  • Contraintes techniques et matérielles : Le manque d’infrastructures de stockage et de routes de desserte agricole reste le principal goulot d’étranglement. Sans eux, l’augmentation de la production risque de pourrir au bord des champs.
  • Contraintes financières : Le financement durable des projets reste le carburant essentiel. La dépendance aux partenaires extérieurs impose une rigueur budgétaire sans faille du côté congolais.
    Malgré ces défis, l’optimisme prévaut. Pour les experts, le CPP n’est pas seulement un plan, c’est un engagement vers le « bien-être de la population congolaise ». Si la boussole est bien réglée, il reste maintenant à l’État et à ses partenaires à maintenir le cap sur une piste qui, bien que difficile, mène enfin vers la souveraineté alimentaire.

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