Malgré une stabilité macroéconomique globale, la RDC enregistre une légère poussée inflationniste en mars 2026. Portée par la flambée des prix du pétrole et des produits alimentaires, l’inflation mensuelle grimpe à 0,71 %. Entre spéculation et files d’attente aux stations-service, le pouvoir d’achat des Congolais fait face à de nouveaux défis.
L’économie congolaise traverse une zone de turbulences localisées. Selon la note de conjoncture de la Banque Centrale du Congo (BCC) du 27 mars 2026, le rythme de formation des prix s’est accéléré. L’inflation mensuelle s’établit à 0,71 %, marquant un net écart avec les 0,59 % enregistrés en février. Cette accélération hebdomadaire, passant de 0,19 % à 0,20 % en fin de mois, révèle une tension persistante sur le marché intérieur.
Le coupable est identifié : le choc pétrolier mondial. À Kinshasa, la peur d’une pénurie a engendré des spéculations et de longues files d’attente, dopant les coûts du transport (10,02 % de l’inflation). Cependant, c’est l’assiette du Congolais qui souffre le plus : la fonction « Produits alimentaires » pèse pour près de 65 % dans cette hausse des prix.Pourtant, tout n’est pas sombre.
En comparaison avec 2025, où l’inflation annuelle frôlait les 10,12 %, le taux actuel de 2,24 % témoigne d’une maîtrise monétaire remarquable. Si les prix grimpent, ils le font à un rythme bien plus modéré qu’auparavant, grâce à une politique prudente et un taux de change stabilisé. Le défi reste désormais de transformer cette stabilité macroéconomique en un soulagement concret pour le panier de la ménagère.

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