Selon la note de conjoncture de la Banque Centrale du Congo du 15 mai 2026, l’encours global des dépôts a fléchi à 17.440,32 millions de USD. Ce recul, dicté par une chute brutale de 13,2 % des dépôts en monnaie nationale, met en exergue une dollarisation de plus en plus hégémonique au sein du système financier congolais.
Oui, sans équivoque. Les derniers chiffres de la Banque Centrale du Congo (BCC) confirment que la baisse drastique des dépôts en monnaie nationale aggrave la dépendance de l’économie envers les devises étrangères. Au 30 avril 2026, l’épargne en Francs congolais a fondu de 13,2 % en seulement un mois, ramenant sa part à un timide 11,9 % du volume global. En contrepartie, les dépôts en monnaie étrangère ont progressé de 1,5 %, capturant ainsi 88,1 % du marché de l’épargne. Ce désengagement massif de la monnaie nationale s’explique par le repli des avoirs des entreprises privées et des administrations publiques locales.
Cette fracture monétaire se répercute inévitablement sur la structure du crédit, où le dollar dicte sa loi. Bien que l’encours global des crédits bruts soit en légère hausse pour atteindre 10.615,83 millions de USD, les financements octroyés en devises écrasent le marché avec un volume de 9.814,09 millions de USD. À l’opposé, malgré un bond mensuel encourageant de 13,1 %, les crédits en monnaie nationale culminent à peine à 314,45 millions de USD.
En privant les institutions de dépôts stables en Francs congolais, cette tendance restreint leur capacité à financer l’économie réelle de manière autonome, maintenant l’ensemble du système sous perfusion de la monnaie américaine.

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