Face aux turbulences monétaires, le ministre Doudou Fwamba révolutionne le paiement de l’IBP pour les géants miniers et pétroliers. Désormais, malgré une comptabilité en devises, l’impôt se règle obligatoirement en francs congolais. Cette réforme audacieuse vise à stabiliser les recettes de l’État et à garantir une stricte neutralité fiscale.
Le ministre des Finances, Doudou Fwamba, vient de poser un acte fort de souveraineté économique. En exigeant que les entreprises extractives s’acquittent de l’Impôt sur les bénéfices et profits (IBP) en francs congolais, l’exécutif met fin à une érosion silencieuse des recettes publiques causée par les fluctuations de change.
L’innovation est de taille, car si la comptabilité reste tenue en devises pour respecter les standards du secteur, le paiement final bascule en monnaie nationale au taux acheteur de la Banque Centrale du Congo. Cette mesure neutralise les risques de change qui, par le passé, fragilisaient le budget de l’État.
Toutefois, ce virage stratégique pourrait susciter des résistances. Les opérateurs miniers pourraient invoquer la complexité opérationnelle de convertir des volumes massifs de capitaux en un temps record. La contrainte majeure réside dans la coordination parfaite entre la DGI et la Banque Centrale pour garantir un taux transparent et équitable. Pour le Trésor, le défi est de transformer cette exigence patriotique en un levier de stabilité monétaire durable.

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