Après une mission clé à Lusaka, le FMI salue le redressement spectaculaire de la Zambie. Il s’agit d’une inflation maîtrisée et dette restructurée à 94 %. Pourtant, derrière ce satisfecit diplomatique, l’institution s’inquiète de la fonte de l’excédent budgétaire face aux pressions électorales et aux chocs mondiaux. Un équilibre précaire à maintenir.
La Zambie sort-elle enfin du tunnel ? À l’issue d’une mission de deux semaines, le FMI dresse un bilan flatteur : réserves de change à 6,4 milliards USD et inflation revenue dans la cible des 6-8 %. « La Zambie a réalisé des progrès substantiels », affirme Edward Gemayel.
Cependant, une lecture attentive des « non-dits » révèle un avertissement sévère. En ramenant l’excédent primaire projeté de 3,8 % à 1,1 % du PIB, le FMI pointe du doigt les dérives classiques d’une année électorale dont hausses salariales dans la fonction publique et subventions agricoles opaques. Si le FMI félicite officiellement, il s’inquiète officieusement d’un relâchement de la discipline fiscale qui pourrait fragiliser la monnaie.
L’injonction à rétablir le cadre TAZAMA pour le carburant est une orientation claire. Le Fonds rejette les mesures d’urgence peu transparentes qui pèsent sur les finances publiques. Pour le citoyen, l’enjeu est double. Il s’agit de profiter de la stabilité actuelle tout en craignant le retour de l’inflation, projetée à 8,5 % fin 2026. Entre croissance ralentie et vulnérabilité climatique, la Zambie est à la croisée des chemins. L’austérité n’est pas finie, mais elle change simplement de nom pour devenir une consolidation inclusive.

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