Honorée par la présence du Directeur Général de l’INERA, Monsieur Dominique Kankonde, une séance scientifique et stratégique s’est tenue ce mardi 8 septembre dans la salle de réunion de l’INERA à Kinshasa. Réunissant les chercheurs de l’Université de Liège, Gembloux agro-bio tech et leurs homologues de l’Institut National pour l’Étude et la Recherche Agronomiques (INERA), cette rencontre a été consacrée à la présentation globale des résultats du projet CANOPi : un bilan complet retraçant le chemin parcouru, les travaux en cours, les objectifs ultimes des 5 composantes du projet.
Face à l’aridification climatique menaçant les écosystèmes forestiers, le projet CANOPi vise à évaluer si les forêts tropicales d’Afrique centrale seront vulnérables ou résilientes au réchauffement global. Pour relever ce défi, le programme s’appuie sur cinq composantes complémentaires dont : 1. la modélisation de niche, 2. la dynamique du carbone et de la biodiversité, 3. le suivi de la saisonnalité, 4. l’analyse écophysiologique des arbres, et 5. le changement d’échelle (upscaling).
Saluant la pertinence de ce consortium scientifique belgo-congolo-gabonais, la chercheuse et Maître de conférence à l’Université de Liège Anaïs Gorel, a souligné la valeur des avancées collectives. « Je vais parler surtout de notre collaboration avec l’INERA qui a été extrêmement fructueuse, d’avoir mis en place tout un réseau de phénocams, de dendromètres et de mesure de la canopée par drone à Luki. Nous avons déterminé les stratégies phénologiques de nombreuses espèces grâce à ce dispositif. Maintenant, ce qui nous intéresse, c’est de continuer, de maintenir ces dispositifs sur le long terme pour connaître les changements de fonctionnement de ces écosystèmes incroyables tout au long des prochaines décennies », a-t-elle souligné. Avant d’être appuyée par Morgane Scalbert, Coordonnatrice du projet CANOPi à Gembloux Agro-Bio Tech, Université de Liège.
Réserve de Luki : Cap sur l’avenir et la relève scientifique
Au-delà de l’état des lieux, les chercheurs ont tracé les perspectives de demain. La prochaine phase prioritaire consistera en une descente technique sur la réserve de biosphère de Luki pour faire un état des lieux du matériel et éventuellement un remplacement afin de pérenniser la collecte des données. « Le dispositif de Luki revêt pour nous une grande importance scientifique et doit rester fonctionnel sur le long terme. Donc on doit arriver et renouveler le matériel, et passer la main à une nouvelle équipe qui va assurer le suivi de la collecte de données », a souligné le Professeur Bhely Angoboy, Directeur de la Programmation, Suivi et Évaluation à l’INERA.
En associant recherche de pointe, la pérennisation des équipements et la formation de la nouvelle génération qui va assurer la collecte des données, l’entretien du dispositif et la valorisation des données.

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