En RDC, la relance du projet aurifère de Mongbwalu illustre l’attractivité retrouvée du métal jaune. Vendredi 4 septembre, le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, s’est entretenu avec la Société de Kilo-Moto (SOKIMO SA) sur l’avancement de cet actif historique de 2,9 millions d’onces de ressources minérales. L’objectif est de concrétiser le partenariat entériné en mars 2026 avec Horizon Corporation, via sa filiale Shari Minerals, pour viser une mise en production mi-2027.
Cependant, ce partenariat soulève une question majeure : la non-divulgation des données financières et opérationnelles clés. En effet, « ni l’investissement nécessaire, ni la capacité de production de la future mine, ni la structure de la coentreprise n’ont toutefois été précisés ». Cette opacité entourant un actif public stratégique interroge sur le partage réel de la valeur.
Ce projet s’inscrit dans un contexte favorable d’arrivée de nouveaux investisseurs, comme DRC Gold, Avanti Gold ou Chengtun Mining. Pour Kinshasa, l’enjeu est d’enfin diversifier sa production aurifère, aujourd’hui ultra-concentrée. En 2025, le secteur a enregistré une production de 28,2 tonnes d’or, mais 25,58 tonnes provenaient du seul complexe de Kibali, opéré par Barrick Mining.
En septembre 2025, le ministre Kabamba déclarait à Bloomberg que le gouvernement ambitionnait de conclure des accords pour développer de nouvelles mines industrielles d’or. Si les cours restent portés par des perspectives élevées, comme le souligne JP Morgan qui anticipe « un prix moyen de 6 000 USD l’once au quatrième trimestre », le succès de Mongbwalu ne pourra se mesurer sans une transparence totale et la maîtrise des risques sécuritaires en Ituri.



