C’est une bouffée d’oxygène majeure. En prolongeant l’AGOA (African Growth and Opportunity Act) jusqu’au 31 décembre 2028, Washington offre aux pays d’Afrique subsaharienne un accès au marché américain en franchise totale de droits de douane. Pour le Ministre du Commerce Extérieur, Julien Paluku Kahongya, cette reconduction couronne un plaidoyer acharné de la RDC.
La dynamique commerciale est bien réelle. Les exportations congolaises vers les États-Unis ont franchi le cap de 1,2 milliard de dollars, tirées principalement par les filières minières, avec un immense potentiel d’agro-industrie en attente.
Cependant, la réalité est têtue, car nos PME n’ont pas encore la carrure nécessaire pour transformer l’essai. Si l’AGOA supprime les barrières douanières, le défi des normes et de la compétitivité reste entier. Pour ne pas rater ce rendez-vous historique, le gouvernement exhorte les producteurs locaux à se structurer et à s’appuyer sur l’accompagnement sur mesure de l’ANAPEX. Le sésame est là, reste à franchir la porte.

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