À l’issue des négociations menées du 22 octobre au 4 novembre 2026 par la mission conduite par Calixte Ahokpossi, la République Démocratique du Congo et le Fonds monétaire international (FMI) sont parvenus à un accord au niveau des services sur la quatrième revue de la Facilité élargie de crédit (FEC) et la troisième revue de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD). Si la croissance économique fait preuve de résilience en se maintenant au-dessus de 5 %, l’institution financière accentue sa pression sur la rigueur et l’orthodoxie budgétaire.
Mettre fin à la gestion d’urgence pour restaurer la transparence
Face aux pressions financières accentuées par le conflit dans l’Est et l’épidémie d’Ebola, l’exécution du budget 2026 fait face à de vives tensions. Pour le FMI, ces urgences ne doivent plus servir de prétexte à des dérogations répétées aux règles comptables. L’institution exige un encadrement strict de la dépense publique pour éviter les fuites et rationaliser l’usage des deniers publics.
Dans sa déclaration officielle à l’issue de la mission, Calixte Ahokpossi tranche fermement. « Des progrès additionnels en matière de modernisation de la gestion des finances publiques sont nécessaires pour renforcer la transparence et l’efficacité dans l’utilisation des ressources publiques. En particulier, il est important de limiter le recours aux procédures en urgence, de poursuivre l’extension de la déconcentration de l’ordonnancement des dépenses à d’autres ministères, de finaliser le déploiement du compte unique du trésor, et de rationaliser les fonds spéciaux et les établissements publics tout en alignant leur gestion sur le règlement général de la comptabilité publique », a-t-il recommandé.
Vers une centralisation et une responsabilité budgétaire accrues
Pour Kinshasa, la crédibilité auprès des partenaires monétaires exige la concrétisation du Compte unique du Trésor et la mise au pas des établissements et fonds spéciaux. L’objectif est d’éliminer la dispersion des liquidités de l’État tout en autonomisant les ministères sectoriels dans la chaîne de dépense.
Ces ajustements structurels conditionneront l’approbation finale du dossier par le Conseil d’administration du FMI prévue en décembre 2026.

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