Ce jeudi 4 juin 2026 à Kinshasa, le ministre Justin Kalumba a ouvert l’atelier de capitalisation de l’approche japonaise Kaizen en RDC, axé sur l’innovation et la productivité. Organisées par l’APROCM et la JICA, ces assises visaient à autonomiser l’écosystème des PME congolaises face aux impératifs de la compétitivité régionale.

La République Démocratique du Congo accélère sa mutation économique. Sous le thème « La RDC à l’heure de l’innovation et de la productivité », un atelier stratégique s’est tenu pour ancrer la méthode Kaizen (« amélioration continue ») au cœur du tissu entrepreneurial national. En clair, l’objectif est de dresser le bilan des projets pilotes initiés depuis 2025 et poser les bases d’un mécanisme durable de diffusion nationale pour booster la performance des PME.
Une convergence institutionnelle forte
Ouvrant les travaux, le Ministre de l’Entrepreneuriat, Justin Kalumba Mwana Ngongo a salué une « coopération inédite » visant le transfert de compétences japonaises. Il a souligné la corrélation directe de cette approche avec le programme présidentiel « Debout Jeunes Congolais », axé sur la formation, l’entrepreneuriat, l’emploi et le travail (l’égalité et l’égalité des chances).
De son côté, le Directeur Général de l’APROCM, Pascal Tchelo Mazombo, a mis en avant l’impact microéconomique de cette culture. « Une PME qui applique l’approche Kaizen élimine les pertes, paye ses impôts et crée les emplois », a-t-il déclaré. Pour Seki Kazuki, représentant résident adjoint de la JICA, la méthodologie doit s’évaluer en continu pour garantir un progrès constant.
Le déroulement des assises a d’ailleurs été rythmé par des partages d’expériences concrets, allant des succès de la Clinique Ngaliema aux témoignages d’entreprises locales comme Kitoko Food.
L’urgence opérationnelle en clôture
Face à l’opportunité d’amplifier l’appui japonais, le ministre Kalumba a formulé une recommandation clé, celle de formaliser rapidement une requête d’intention.
En clôturant l’atelier, Pascal Tchelo a mobilisé toutes les parties prenantes (INPP, ONEM, ANADEC et FEC) pour finaliser les documents en une semaine au sein d’une Task Force dédiée. « Nous sommes un écosystème et nous sommes appelés à bâtir justement un système qui va permettre de booster non seulement l’entrepreneuriat, avec comme impact direct sur la productivité et la compétitivité de notre économie. […] Nos partenaires de la JICA attendent impatiemment cette requête », a-t-il conclu.
Le ton est donné et la RDC n’a plus de temps à perdre pour bâtir sa souveraineté économique.

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