En lançant les travaux du boulevard Dr Étienne Tshisekedi wa Mulumba, le Chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi engage un chantier urbain important. Longue de 2 kilomètres et dotée de 8 bandes, cette artère qui reliera le boulevard Triomphal à l’avenue Kasavubu vise à désengorger le centre de Kinshasa. Au-delà des travaux, la construction d’une route reflète la valeur accordée par une ville au temps de ses citoyens et à la fluidité des échanges.
L’objectif économique est évident, car l’exécutif vise un gain d’efficacité à travers la baisse des coûts de transport, la relance du commerce local et la création d’emplois. Réduire le temps perdu dans les embouteillages constitue un véritable moteur d’activité pour la capitale. Confier ce projet de 12 mois à l’entreprise chinoise CR20 répond à une logique d’exécution rapide. « Nous réaliserons ce projet dans le respect de la sécurité et des délais prévus », a déclaré Guo Zhuwei, directeur général de CR20.
Toutefois, la gestion des deniers publics exige une totale transparence. Si l’hommage politique rendu au Sphinx de Limete est clair, l’absence d’information sur le budget global du chantier pose question.
Quel est le montant exact mobilisé par le Trésor public ou le partenariat sino-congolais pour ces 2 kilomètres de chaussée, son pont sur la rivière Basoko et ses aménagements ? La valeur d’une œuvre publique ne se calcule pas seulement à son utilité, mais aussi à la clarté de son financement. Pour que ce nouveau boulevard devienne un modèle de développement, la transparence financière doit accompagner chaque étape de sa construction.

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